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On a dépensé 40 000 € pour un stand de 9 m² à Money20/20. Voici le ROI exact.

753 leads, 42 rendez-vous, et 37 000 € de commande complémentaire depuis un stand de 9 m². Voici le décryptage intégral de notre stratégie à Money20/20, et ce que tout event manager peut en retenir.

Niels VandecasteeleNiels Vandecasteele
7 min read
On a dépensé 40 000 € pour un stand de 9 m² à Money20/20. Voici le ROI exact.

La plupart des entreprises voient leur stand de salon comme un simple poste de dépense. On s'installe, on a l'air pro, on distribue des stylos, et on espère que quelqu'un se souviendra de notre nom au T3.

Nous, on a traité le nôtre comme un système à concevoir. Neuf mètres carrés, cinq mois de préparation, un pari très précis sur ce qui ferait s'arrêter les visiteurs.

Deux semaines après la clôture de Money20/20 Europe, voici ce que ce pari a rapporté :

  • 753 leads
  • 240 qualifiés
  • 42 rendez-vous pris
  • 4 projets sérieux ouverts
  • 1 nouveau client signé
  • Une commande complémentaire de 37 000 € d'un client existant

Et les données de fréquentation des stands de Money20/20 elles-mêmes, mesurées indépendamment via des balises au sol, pas nos propres chiffres, nous classent 32e pour l'exposition par unité de surface et 19e pour l'engagement par unité de surface, sur plus de 400 sponsors présents. Pour un stand de 9 m² face à des espaces plusieurs fois plus grands que le nôtre, ce n'est pas une marge d'erreur. C'est la stratégie qui fonctionne.

Voici le décryptage intégral : ce qu'on a construit, pourquoi, et ce que n'importe quel event manager peut en tirer, quel que soit son budget.

Le stand de Sunday à Money20/20, sur le thème d'un été italien avec des citrons et des couleurs vives

Neuf mètres carrés, pensés autour d'un été italien.

Le problème avec la plupart des stands

Parcourez n'importe quel salon fintech et vous verrez le même stand trois cents fois. Écrans sombres. Charte bleue. Quelqu'un en blazer planté à côté d'un ordinateur de démo, qui attend.

Ce n'est pas que ce soit une erreur. C'est que c'est invisible. Quand chaque stand ressemble à un stand de fournisseur, les visiteurs cessent de les voir. On n'est plus en concurrence avec les dix stands voisins, on est en concurrence avec le réflexe du visiteur qui continue de marcher.

On avait une surface de 9 m² face à des sponsors avec dix fois plus d'espace et dix fois plus d'équipe. Les surpasser en taille n'a jamais été une option. Alors on n'a pas essayé.

On a joué la carte du contraste, pas de la taille

Plutôt que de suivre l'esthétique du salon, on l'a cassée. On a construit le stand autour d'un été italien : citrons, blocs de couleurs vives, sacs de plage, une roue à faire tourner. On aurait dit une carte postale de vacances posée en plein milieu d'une conférence fintech.

Ce contraste a fait la seule chose qu'un stand doit vraiment accomplir avant tout le reste : il a fait s'arrêter les gens.

Notre accroche était simple : « Devinez ce qu'on fait. » Ce n'est pas un argumentaire, c'est une invitation. Elle transforme un passant en quelqu'un qui s'arrête et réfléchit. Ça représente environ 30 secondes d'attention, et 30 secondes suffisent à un stand pour lancer une vraie conversation.

La leçon pour les autres event managers : pas besoin d'un budget plus gros pour se faire remarquer, il faut un stand qui ne ressemble pas à celui des autres. Le contraste bat la taille.

L'équipe Sunday sur le stand Money20/20, devant le fond « Merch. Simply. Better. »

L'équipe, le stand, la punchline qui a lancé chaque conversation.

On a laissé les visiteurs voir leur propre avenir, pas notre plateforme

La plupart des démos de stand décrivent un produit. La nôtre en générait un, en direct, sur place.

Notre plateforme générait, en quelques secondes, une boutique merch à la charte du visiteur, directement sur l'écran de démo. Personne n'avait besoin d'imaginer à quoi ressemblerait une collaboration avec Sunday. Les visiteurs voyaient leur propre logo apparaître sur un vrai produit, dans une vraie boutique, avant même d'avoir fini leur café.

Cette différence compte plus qu'il n'y paraît. Une présentation demande de l'imagination. Une démo en direct et personnalisée l'élimine. Le visiteur n'évalue plus une hypothèse, il regarde quelque chose qui porte déjà son nom.

La leçon : si votre produit peut montrer le client lui-même dedans, faites-le plutôt que de le décrire. La précision bat l'explication, à chaque fois.

Des visiteurs découvrant les produits Sunday sur le stand Money20/20

Le mur merch : sacs de plage, caisses de citrons, et les pièces pour lesquelles les gens revenaient.

Un sac à 15 € a surperformé tous les canaux media payants qu'on a testés

Si vous commandez encore le stylo bas de gamme avec un logo dessus, arrêtez. Le goodie bon marché finit à la poubelle de la chambre d'hôtel avant même le vol retour.

On a préféré dépenser environ 15 € par unité pour des sacs de plage, assez grands pour transporter tous les autres goodies récupérés ailleurs sur le salon, ce qui fait que notre marque restait visible le troisième jour.

Un merch vraiment désirable, ça se porte, ça se photographie, ça suscite des questions, ça se raconte au dîner. Les media payants peuvent vous acheter une impression. Ils ne peuvent pas acheter quelqu'un qui porte votre marque à travers un salon pendant trois jours, avec des inconnus qui viennent lui demander où il l'a trouvé.

C'est exactement ce qui s'est passé. Les gens ont porté ces sacs dans tout le salon, pendant toute la durée de l'événement. D'autres participants les arrêtaient pour poser la question. Certains sont revenus sur notre stand spécifiquement pour en gagner un.

La leçon : dépensez plus par article, sur moins d'articles mais de meilleure qualité, et concevez pour le moment où quelqu'un d'autre pose la question. C'est ça, le vrai canal de distribution, pas l'objet en lui-même.

La partie moins glamour : ce qui se passe après la fermeture du stand

Aucun des chiffres ci-dessus n'existerait sans ce qui s'est passé dans les deux semaines suivant la fin de Money20/20. Un stand qui génère 753 leads puis les jette dans un tableur que personne ne regarde avant le mois suivant est un stand qui a généré 753 conversations gâchées.

On a mis en place un système de suivi quotidien dès le lendemain matin du salon : chaque lead était tagué et scoré le jour même de sa collecte, les leads qualifiés étaient assignés à un commercial sous 24 heures, et chaque « projet sérieux » était attribué à un responsable nommé avant même le vol retour. C'est comme ça que 240 leads qualifiés sont devenus 42 rendez-vous pris en deux semaines, pas en deux mois.

La leçon : le stand, c'est la partie facile. Construisez votre système de suivi avant le début du salon, pas après sa fin.

Ce qu'on dirait à tout event manager qui travaille avec une petite surface et un vrai plafond budgétaire

  • Misez sur le contraste, pas sur la taille. Un stand de 9 m² qui ne ressemble à aucun de ses voisins reste en mémoire des visiteurs qui sont passés devant un stand de 40 m² identique à tous les autres stands de 40 m².
  • Montrez, ne décrivez pas. S'il existe un moyen de rendre votre démo spécifique au visiteur, en quelques secondes, saisissez-le.
  • Dépensez sur moins d'articles, mais de meilleure qualité. Un seul objet que les gens ont envie d'exhiber vaut mieux qu'une table entière d'articles pris par politesse.
  • Concevez le suivi avant le salon, pas après. Le ROI ne se joue pas sur le salon. Il se joue dans les deux semaines qui suivent.

Les chiffres, à nouveau, en détail

Cinq mois de préparation. Neuf mètres carrés. 40 000 € dépensés.

  • 753 leads
  • 240 qualifiés
  • 42 rendez-vous pris
  • 4 projets sérieux ouverts
  • 1 nouveau client signé
  • 37 000 € de commande complémentaire d'un client existant
  • 32e pour l'exposition par unité de surface, 19e pour l'engagement par unité de surface, sur plus de 400 sponsors présents

La suite arrive au fur et à mesure que ces 4 projets et le reste du pipeline se concluent. On mettra cet article à jour à ce moment-là.

Si vous gérez les événements de votre entreprise et que vous en avez assez de cramer votre budget pour finir ignoré : voici exactement comment on a fait l'inverse.

L'équipe Sunday célébrant sur le stand Money20/20

À ça.

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